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Burkina Faso

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Burkina Faso : ordre des infirmiers du centre : une ag pour faire le bilan 2016 et (…)


La première assemblée générale (AG) de l’année 2017 de l’Ordre des infirmiers du Conseil régional du centre (CRC) s’est tenue le samedi 11 février 2017 à Ouagadougou. Cette instance qui se tient deux fois par an a fait un bilan de l’année écoulée, et levé le coin de voile sur ses intentions pour 2017.

Faire le bilan des activités de l’année écoulée, adopter le plan d’action 2017 et envisager des perspectives, telles sont entre autres les points qui étaient inscrits à l’ordre du jour de l’assemblée générale (AG) de l’Ordre des infirmiers et infirmières du Conseil régional du Centre. A en croire le président de l’Ordre, Pascal Tindano, il se porte de mieux en mieux. De deux inscriptions sen 2008, l’Ordre comptait 672 membres inscrits en 2016.

M. Tindano a également laissé entendre que les activités de l’Ordre ont été décentralisées dans tous les districts sanitaires et hôpitaux, ce qui permet selon lui, de donner une certaine vitalité à celui-ci malgré le faible taux d’inscription.

Très peu d’inscrits au tableau de l’ordre

Dans la région du Centre, le taux d’inscription des infirmiers au tableau de l’Ordre tourne autour de 30%. Seulement 12,18% des infirmiers de l’hôpital Yalgado sont inscrits, contre 60% à l’hôpital Blaise Compaoré et 7O% des infirmiers exercent encore illégalement dans la région du Centre, puisqu’ils ne sont pas membres de l’Ordre.

Dans son allocution, le président de l’Ordre des infirmiers du CRC a révélé que sur la base des dossiers d’inscription, de faux infirmiers ont été démasqués et mis dans le circuit réservé à ceux qui s’aventurent sur ce terrain. Beaucoup d’infirmiers s’inscrivent seulement par nécessité de compléter un dossier ou le font parce que des responsables de certaines structures sanitaires les y obligent. A ce sujet, il a fait remarquer que le souhait de l’Ordre est que cela se fasse de façon volontaire et par conviction. « Tous ces constats nous interpellent et exigent que nous redoublions d’efforts pour améliorer les choses dans l’intérêt de la profession infirmière et des populations bénéficiaires des soins que nous dispensons », a-t-il lancé.

Robert Ouédraogo, président national de l’Ordre des infirmiers, a quant à lui apprécié la tenue de la rencontre puisque dit-il : « il s’agit là, du respect de nos dispositions règlementaires ». Parlant des faux infirmiers, il a affirmé que beaucoup de dossiers sont actuellement en justice. « Concernant les faux infirmiers, nous avons beaucoup de dossiers en justice, il y a deux d’entre eux qui viennent d’être jugés, nous attendons d’avoir le rendu de la justice avant d’informer la presse sur quoi que ce soit, mais nous avons eu un prétendu infirmier qui a été déféré, jugé et condamné. Il y a d’autres dossiers en cours » a rassuré celui-ci. Avant d’inviter les infirmiers qui ne sont pas encore membres de l’Ordre à adhérer, car c’est une obligation pour chaque infirmier de faire partie de l’ordre, puisque c’est là qu’ils feront vivre et valoriser la profession d’infirmier et d’infirmière.

Comment adhérer ?

Selon le président national de l’Ordre des infirmiers, pour être membre de l’Ordre national des infirmiers, il faut tout d’abord être infirmiers. Il y a un certain nombre de conditions qu’il faudrait remplir, des pièces à fournir dont le diplôme d’infirmier légalisé, le casier judiciaire, un certificat de nationalité, plus une demande. Toutes ces pièces sont examinées et avalisées. « Pour exercer la profession d’infirmier au Burkina, il faut être inscrit au tableau de l’Ordre, que l’ordre ait validé votre formation et votre pratique », dixit Robert Ouédraogo.

Rita Bancé /Ouédraogo
Lefaso.net




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